Arrel, devant le lacP2090002

Le lac epuyenP2090004

Centro cultural, on y a pris un cours de danse contemporaineP2120023

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Pizzas au barbecueP2120046

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Dans la huerta, avec LianaP2140049

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On rêve de champs de framboises, d'une machine à laver et d'une salle de bain de princesse.

Il est 15h30 lorsqu'on trouve la ferme. On entre. Arrel, 5ans martyrise un chat et se coupe les cheveux sous les encouragements de sa maman. Leo et Liana sont assis dans un coin, Betty et Laya font la vaisselle en parlant de féminisme.

Carlos nous montre l'endroit où on pourra poser notre tente et nous encourage à prendre une pelle : les vaches et moutons en liberté ont laissé quelques cadeaux. On se regarde. Le fou rire est proche, adieu le confort. On parvient quand même à s'installer un petit nid à l'abri du vent. Et puis les crottes sont sèches, on sent rien.

On met nos tenues de travail et on se lance dans une première tâche : le désherbage. Quelques cris plus tard (ça pique et il y a des bêtes), on se prend au jeu et on goûte le plaisir de déterrer les plus grandes racines possibles, de sentir l'odeur de la terre mouillée, de refaire le monde entre deux coups de sarclet.

On fait plus ample connaissance avec Carlos autour d'un maté et d'un délicieux gâteau à l'agaroba (fève qui ressemble au chocolat et qui pousse dans le nord de l'Argentine.) Carlos vit ici avec Betty depuis 3 ans, cultive la terre d'un riche propriétaire. Il nous parle de ses idéaux déçus de vie en communauté, de sa joie d'accueillir des volontaires, de la dureté des hivers, de son envie d'apprendre le français.

Nous on apprend à faire du pain à la casserole et à cuisiner les herbes sauvages. Suprême de chiendent sur lit de pissenlit. Un délice ! (En vrai c'est du quinoa sauvage).

Le vent souffle fort.

Le matin du deuxième jour, on se reveille ac l'impression de ne pas avoir dormi. On mange une demi banane chacune ("au cas où ils ne nous donnent pas à manger") .

Verdict, ils nous donnent à manger ! Chaque repas est un festin végétarien.

Et puis on continue le désherbage dans ce jardin un peu fouilli mais plutot joli. Il est plein de calendula qu'on arrache comme de la mauvaise herbe. Betty garde les fleurs pour en faire des crèmes et des huiles. On commence à comprendre nos familles de "jardinholic", on pourrait presque s'y mettre en France. On pourrait.

Avec Betty, on coupe la lavande plantée par la municipalité. Au début intimidées, on comprend vite qu'ici le maître mot c'est la récup. Et l'après-midi sera concluante ! Trois sacs de lavande, des poires, quelques prunes, de la céramique pour terminer une des mosaïques de la maison.

On apprend aussi à faire l'huile de lavande. On goûte au champagne de sauco (sureau).

Il pleut. Pourvu qur la tente tienne le coup. On rigole beaucoup. La lavande, la fatigue, et puis le champagne aussi.

On transplante des salades, on fait des tartes à la poêle.

Souvent l'après-midi on va au lac epuyen. De l'eau transparente, des montagnes. Encore un paysage magnifique. L'Argentine n'en finit décidément pas de nous donner des frissons.

Bref, on est bien chez les hippies ! :-)

La prochaine fois on vous parle de notre incursion en pays carnivore : fiesta nacional del asado.

 

 

Gustavo Pena - Mandolin