Jour 1 :

Arrivée à El Bolson, il fait déjà nuit. L'ambiance est simple et chaleureuse. On se dirige vers un des campings qui bordent le lac. Objectif, inauguration de notre tente lidl transparente.

Le trajet est épique. On n'est pas très rassurées sur ce petit chemin de terre peu éclairé, on est encore moins rassurées sur cette passerelle bringuebalante à la Indiana Jones. On continue quand même. Et puis comme toujours en Argentine, une âme salvatrice éclaire notre chemin. Son surnom, le chef des tranquilles.

On arrive au camping, LE temple du chacun son rythme. Un grand feu crépite au milieu des tentes, des guitares s'accordent, il est 22h45, tout le monde se prépare pour le repas du soir. Nous, on se couche sans demander notre reste. 

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Jour 2 :

Réveil difficile après une première nuit glaciale. On partage un maté avec les voisins. Santi 45-50 ans est un ancien "artesanos" : voyageurs-artisans-créateurs-hippies qui profitent de la période estivale pour vendre leur art au marché. Il a passé longtemps sur la route avant de se fixer à El Bolson. Il vient au camping pour retrouver l'ambiance et les copains, mais nous avoue ne plus produire depuis longtemps. Mario, dans la rue depuis 30 ans, s'est fait voler son étal. Il nous offre un bracelet. Premier trésor de voyage.

Jour 3 : 

À la recherche du "Cajon del Azul".

On marche beaucoup. Au début, une petite bruine nous rafraîchit. On croise Flora qui nous accompagne tout au long de la montée. Elle nous chante des chansons du folklore et nous raconte sa vie d'artesana. On arrive au Cajon.

Nos yeux piquent encore, c'est magnifique !

On laisse Flore dans un refuge sur le chemin et on attaque le retour. La bruine se transforme en douche. Idianas Johnettes dégoulinantes. Au début on chante, à la fin on pleure. On a mal aux cuisses et on a froid.

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De retour au camping, il est difficile de faire sécher les habits. On se réfugie dans la cuisine. Joyeux bazar. Ca cuisine, ça chante, il y a même un tatoueur qui tatoue !

Demain, départ pout Epuyen. On va travailler dans une ferme bio. Pourvu que les courbatures ne soient pas trop vilaines.