scoumoune et sérendipité

02 juin 2014

La Bolivie chapitre I UYUNI

La négoce :

On traverse la frontière et d'un seul coup, 25 racoleurs se jettent sur nous. On est assaillies et un peu perdues. On pratique la négociation passive : on hésite, on hésite, l'une va jeter un œil d'un côté, l'autre de l'autre, on fait mariner, mariner, mariner. Le supplice des racoleurs. Et les prix baissent tout seuls ! On a donc un bus pour uyuni à 30 bolivianos soit 3 euros pour 7 heures de trajet.

On est super satisfaites.

Le résultat :

- Les 7 heures de trajet se transforment en 10 heures.

- Les fenêtres ne ferment pas.

- La moitié de la route est une piste non goudronnée avec gros cailloux et rodéo dans le bus.

- L'altitude se fait sentir, on peine à respirer.

L'arrivée en Bolivie n'est donc pas de tout repos. MAIS la lune est pleine et éclaire des paysages à la fois désertiques et montagneux. La lumière est magnifique. Tout est argenté. 

Uyuni : 

On part en excursion. Trois jours dans le désert avec Verena, Stephan, Nicol, Marcello et notre guide, Juan.

Ces trois jours sont merveilleux. On parcourt des dizaines de kilomètres, passant de 3500 à 5000 mètres d'altitude. On croise des lagunes, des flamants roses des geysers.

 

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Le dernier jour, on se lève très tôt pour admirer le lever de soleil sur le salar.           10000 mètres carrés, 8 m de profondeur. Du blanc à perte de vue. Des couleurs inoubliables. Malgré le froid, on pourrait rester des heures à admirer le spectacle.

Pour se réchauffer, on se prête au jeu des typiques illusions d'optique.

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Et petit bonus, on trouve le miroir d'eau ! Une partie du salar est recouverte d'une fine couche d'eau dans laquelle se reflète le ciel. Alors on perd nos repères, on est dans les nuages, ou sur le sel, ou sur l'eau. On sait plus trop. 

 

 

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09 mai 2014

Back to Argentina

On quitte les copains, et on reprend la route. Un nouveau saut au dessus des Andes et nous voilà en Argentine. Le bonheur. A nous les alfajores et l'accent "re lindo". Le castillan argentin a gardé des traces de l'arrivée massive d'émigrés italiens. Il oscille divinement, il chante doucement. On adore ! 

A Cafayate, au nord de Mendoza, on retrouve la douceur de l'été. Il fait beau, doux et sec. Cafayate est un tout petit village. Très tranquille, très agréable. Là, on visite la "quebrada de las conchas". Le canyon aux coquillages. C'est très joli. C'est très grand. Ça faisait longtemps qu'un paysage ne nous avait pas autant assommées. 

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On se perd aussi du côté du rio colorado

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Et puis on continue encore notre exploration du Nord-Ouest argentin. Une petite erreur d'aiguillage doublée d'une absence d'estimation du temps nous conduit dans un minuscule village perdu dans la montagne. Une coline surplombe le village.

On est le dimanche avant pâques, les pèlerins se bousculent au portillon. De tous lesvâges, toutes les conditions, ils grimpent la colline. 13h de montée pour rendre hommage à la vierge perchée, avant qu'une procession ne la ramène au village. Ils redescendent alors peu à peu et passent une nuit dans un gigantesque dortoir improvisé.

Arrivées là par hasard, on profite de leur dortoir. On leur parle de notre voyage, autre type de pèlerinage, et surtout, on écoute leurs histoires. Un monsieur d'une cinquantaine d'années nous raconte l'air triste qu'il n'a pas pu arriver en haut. Pression sanguine trop élevée, l'altitude a eu raison de sa volonté. Nous, on se dit que leur foi doit être sacrément forte.

On s'endort en pensant à ceux qui sont encore en haut.

Le lendemain, on arrive enfin à Purmamarca. Premier contact avec l'altitude. On a le souffle court. Ici, la montagne a 7 couleurs.

 

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Et un matin, on décide de partir. Vite et loin. Le soir même, on est en Bolivie. UYUNI.

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22 avril 2014

Valpo ésie et graffitis

On retrouve juju à Valparaíso. Cette ville aux 40 collines nous épate. Elle est à la fois pleine de grâce avec ses peintures murales, négligée avec son port qui pue le poisson, vibrante de revendications. Elle bouillonne d'énergie.

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On comprend pourquoi julien y est resté et y reste encore !

On vit d'ailleurs avec lui, dans la maison qu'il est en train d'arranger avec son ami Vladimir. Vladimir, c'est un peu le maître spirituel de la maison. Expert en méditation, il nous apprend comment se souvenir de nos rêves. Sa vie, on ne la connaît pas. Pas besoin. Il vit à mille à l'heure, des milliers de projets dans la tête, à la recherche d'un mode de fonctionnement toujours plus durable et indépendant. Il a pour projet de retaper la maison pour en faire une auberge de jeunesse. On les aide en faisant de la peinture des des murs en caca.

 

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Waldo vit aussi avec nous, il s'occupe de la maison quand il n'y a personne. C'est le garant de la propreté toute relative du lieu. Il met un soin tout particulier à ce que cette maison de garçons soit accueillante pour des filles. Il change les draps régulièrement, nous offre du désodorisant pour toilettes et de la lessive qui sent la fille.

Waldo est une victime directe de la dictature. Ses parents ont disparus alors qu'il avait 4 ans. Orphelin, il est élevé dans un foyer, passe une grande partie de sa vie dans la rue. Il a pu passer un diplôme de jardinier grâce à des bourses de l'État. Waldo est un peu seul et s'occupe en écoutant de la musique. Il est fan de Vanessa Paradis et de Stéphanie de Monaco. Il nous couvre de cadeaux : une cassette de chants traditionnels chiliens, un livre sur le Louvre en espagnol, un porte clé en cuir, un vieux rouge à lèvres.

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Et grâce à lui, on rencontre une orthophoniste ! Retour en stage pour une journée, on partage le travail d'une ''fonoaudiologa'' chilienne dans une ''escuela de languaje''. Seuls les enfants au retard ou trouble du langage avéré peuvent entrer dans cette école. Ils y bénéficient d'un suivit personnalisé et d'une prise en charge pluri disciplinaire jusqu'à leurs 6 ans. Et, chose rare au chili, elle est gratuite !

 

La prochaine fois, on vous parle de la BOLIVIE et du nord de l'Argentine !

Tiro De Gracia - El Juego Verdadero

 

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16 avril 2014

Sans Tiago mais avec les copains !

On a laissé s'écouler presque un mois depuis notre dernier message ! C'est que, en Amérique du sud, le temps semble raccourci. Les jours filent comme des éclairs !

On a passé beaucoup de temps entre Santiago et Valparaíso. On a rendu visite à toutes les personnes croisées sur la route.

Dans la maison de Karen, on mange beaucoup, trop, de porrotos. Des haricots blancs cuisinés avec de la citrouille, des tomates et du maïs. C'est délicieux mais nos estomacs sont mis à dure épreuve.

On profite aussi du savoir de Karen, étudiante en architecture, pour visiter la ville et apprendre à lever les yeux.

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Chez les parents de Vicente, on fait du vélo, on boit du mango sour, on apprend à cuisiner des porrotos (encore). En plus de jardiner, on pourrait presque se mettre à cuisiner en rentrant. On pourrait. On participe aussi au fameux asado. Tout comme en argentine, lorsqu'on grille de la viande au Chili, c'est pas pour rigoler. Trois types de viande dont une marinée au minimum.

Et on goutte, TOUT, et on se ressert pour faire honneur au cuisinier.

 

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Chez chacuns de nos hôtes, la cuisine est le prétexte à un échange culturel très riche. On partage des recettes (crêpes et ratatouille contre asado et porrotos granados) on discute, on comprend. Encore une fois les rencontres, le partage d'un repas, d'habitudes de vie, nous aide à comprendre et à accepter certains aspects du pays et de la culture. On est fières et émues. Cette générosité nous touche et n'arrête pas de nous surprendre.

On passe aussi un moment chez les mousquetaires. Avec eux, on découvre un petit coin de paradis dans les contre-forts des Andes, à une heure de Santiago. El cajon d'El maipu. 

 

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De retour à Santiago, on tombe au piège du terremoto, deux fois ! La première fois on sent vibrer le sol. Fort. 5.3 sur l'échelle de Richter. De la gnognotte pour les chiliens, une expérience assez traumatisante pour nous. On sent que la nature est puissante et l'être humain tout petit-ridicule.

La deuxième fois, c'est nous qui tremblons sur le sol fixe. Le terre moto est aussi une délicieuse boisson à base de pisco, vin blanc et glace d'ananas. Une délice très sucré, très alcoolisé, dangereux comme un terremoto donc. 

Et puis aussi, on a vu le concert de calle 13 (un groupe portoricain de hip-hop latin), dans un stade, avec tous les copains. Quelle allégresse, quelle énergie se dégage du public ! On a jamais vu ça. On se sent portées, on s'essaye même à la danse. On essaye. Tout en se disant qu'on arrivera jamais à la cheville des chiliennes qui dansent toutes comme shakira.

Calle 13 - Latinoamerica - Official Music Video

Et puis on file à Valparaíso. Retrouver juju et chercher du boulot.

 

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20 mars 2014

On a changé de pays

On est parties, on a pleuré. C'était le paradis chez les hippies. Et puis on est arrivées au chili ...

Au début c'était plutôt ça :  

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On aimait pas trop. Et puis on s'est fait adopter, deux fois ! On a vu une ville ensevelie sous la cendre, une île magique, un homme tarte au citron alors finalement on aime mieux le chili :-)

Quelques explications :

La langue : au Chili, on parle pas espagnol, on parle chilien. Paradis des linguistes et cauchemar des apprentis locuteurs ici, la langue VIT. Les néologismes fleurissent, les mots sont raccourcis allongés, réinventés. On dit pas "bébé", on dit "wawa", "wear la wea weon", signifie "choser la chose machin". El "novio" (amoureux) se dit "pololo" qui se décline en "pololear". Mais avant de "pololear" il faut être "pololeo andando" ( "andar", c'est marcher) puis "pedir (demander) pololeo". On ne dit pas "mucho" mais "harta" et le "che" argentin se dit "po". Autant vous dire que les premiers échanges ont été quelque peu obscurs.

Les sifflets, les garçons et les filles : difficile de marcher dans la rue sans entendre les commentaires raffinés des garcons chiliens. Et quand on donne notre avis, on nous répond qu'on pourrait s'estimer heureuses d'avoir des compliments. Et puis un femme, c'est comme un édifice : quand c'est beau, on admire et on commente.  

Le trajet : arrivées à Futaleufu, on a tracé la route direction Chaiten. En 2008, le volcan Chaiten est entré en éruption. Les habitants ont du fuir laissant leurs maisons ensevelies sous la cendre. Actuellement, la ville se repeuple peu à peu. Une grande partie des maisons est encore  abandonnée. Ça donne à ce lieu une ambiance très particulière, à mi chemin entre le glauque et le mystique. Le propriétaire du camping où on loge nous explique que le repeuplement est une véritable lutte. Les risques d'éruption étant toujours présents, le gouvernement impose la création d'une nouvelle ville dans un endroit plus sûr et l'abandon complet de celle-ci.

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Après deux jours d'attente, on prend le ferry direction Chiloe.

Cette île est pleine de légendes et de magie. On y fait du camping sauvage, on pêche des moules, on voit des dauphins et des chevaux sauvages. Robinson Crusoë nouvelle génération. 

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Premier contact avec l'océan pacifique, ça retourne !

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Des chevaux, sauvages ! "Ouaie ouaie ce matin j'ai croisé Joly Jumper en allant acheter du pain."

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De retour sur le continent, on escalade un volcan en activité pout se retrouver dans les nuages, on découvre des muscles dont on ne soupçonnait même pas l'existence.

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Et puis on file à Santiago, retrouver les copains.

Karen et Pablo

On a croisé Karen et son pololo Pablo à Chaiten. Karen est scout. Hyper équipée pour le camping, elle se demande comment on peut survivre sans camping gaz. La réponse est simple : le sandwich à l'avocat.

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La famille Cespedes

On a rencontré cette famille à Futaleufu. Adoptées en 2h, un simple covoiturage s'est rapidement transformé en journée de partage ! On a marché jusqu' à un glacier et croqué de la glace millénaire .

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Les Trois Mousquetaires 

Rojo, negro, blanco. Trois gais lurons de Santiago. Sabastian chilien vivant en Espagne en vacances au Chili, Diego équatorien vivant au Chili, en vacances au Chili et Felipe mi chilien mi argentin vivant au Chili en vacances au Chili. Ils sont drôles et fous.

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Pie de limon

A la recherche d'un camping à Chiloé on a croisé pie de limon. Pie de limon s'appelle pie de limon car quand il est arrivé sur l'île il vendait des pies mais pas n'importe lesquelles : des pie de limon! Il nous a accueillis chez lui, offert un bout de terrain pour camper. Il vit tout en haut d'une minuscule île face à chiloé. Ensemble, on part à la pêche aux moules et on apprend à cuisiner la carbonada

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Alors voilà, le Chili est un pays riche de paysages et de personnages. Un pays dans lequel on se sent bien. Un pays très états-unien au peuple bien éloigné de l'individualisme capitaliste.

 

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Los fabulosos cadillacs vicentico - los caminos de la vida

Maintenant, on est à Valparaiso avec Julien ! La prochaine fois, (bientôt promis) on vous parle de nos deux semaines à Santiago.

 

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22 février 2014

Chroniques de la vie de hippies. CHAPITRE III Fête de l'asado ou fête de la saucisse version Walker Texas Rangers

Cholila, petite ville à 40km d'epuyen. Betty participe à un spectacle de danse africaine à l'occasion de la fête de l'asado.

L'asado c'est un peu comme un barbecue. Mais à Cholila, on fait pas les choses à moitié. Surtout quand il s'agit de rendre hommage à cette tradition gaucho (Prononcer gaoucho). Alors on allume un feu, très grand, et on fait cuire plein plein de vaches et d'agneaux pour satisfaire l'appétit de quelques 60000 personnes. On ajoute à ça des chapeaux de cowboy, une course de chevaux, un marché au cuir, des gaufres aux framboises et à la crème, un soupçon de rock, un pincée de musique folklorique et on y est : fiesta NACIONAL del asado.

Après 10 jours chez les hippies végétariens, toute cette viande, tout ce monde nous fait un drôle d'effet ! On mange quand même un bout de vache et même que c'est bon ! On recharge notre sang de fer et on repart se mettre au vert.

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Chroniques de la vie de hippies. CHAPITRE II La casa del dragon

Arrel, devant le lacP2090002

Le lac epuyenP2090004

Centro cultural, on y a pris un cours de danse contemporaineP2120023

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Dans la huerta, avec LianaP2140049

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On rêve de champs de framboises, d'une machine à laver et d'une salle de bain de princesse.

Il est 15h30 lorsqu'on trouve la ferme. On entre. Arrel, 5ans martyrise un chat et se coupe les cheveux sous les encouragements de sa maman. Leo et Liana sont assis dans un coin, Betty et Laya font la vaisselle en parlant de féminisme.

Carlos nous montre l'endroit où on pourra poser notre tente et nous encourage à prendre une pelle : les vaches et moutons en liberté ont laissé quelques cadeaux. On se regarde. Le fou rire est proche, adieu le confort. On parvient quand même à s'installer un petit nid à l'abri du vent. Et puis les crottes sont sèches, on sent rien.

On met nos tenues de travail et on se lance dans une première tâche : le désherbage. Quelques cris plus tard (ça pique et il y a des bêtes), on se prend au jeu et on goûte le plaisir de déterrer les plus grandes racines possibles, de sentir l'odeur de la terre mouillée, de refaire le monde entre deux coups de sarclet.

On fait plus ample connaissance avec Carlos autour d'un maté et d'un délicieux gâteau à l'agaroba (fève qui ressemble au chocolat et qui pousse dans le nord de l'Argentine.) Carlos vit ici avec Betty depuis 3 ans, cultive la terre d'un riche propriétaire. Il nous parle de ses idéaux déçus de vie en communauté, de sa joie d'accueillir des volontaires, de la dureté des hivers, de son envie d'apprendre le français.

Nous on apprend à faire du pain à la casserole et à cuisiner les herbes sauvages. Suprême de chiendent sur lit de pissenlit. Un délice ! (En vrai c'est du quinoa sauvage).

Le vent souffle fort.

Le matin du deuxième jour, on se reveille ac l'impression de ne pas avoir dormi. On mange une demi banane chacune ("au cas où ils ne nous donnent pas à manger") .

Verdict, ils nous donnent à manger ! Chaque repas est un festin végétarien.

Et puis on continue le désherbage dans ce jardin un peu fouilli mais plutot joli. Il est plein de calendula qu'on arrache comme de la mauvaise herbe. Betty garde les fleurs pour en faire des crèmes et des huiles. On commence à comprendre nos familles de "jardinholic", on pourrait presque s'y mettre en France. On pourrait.

Avec Betty, on coupe la lavande plantée par la municipalité. Au début intimidées, on comprend vite qu'ici le maître mot c'est la récup. Et l'après-midi sera concluante ! Trois sacs de lavande, des poires, quelques prunes, de la céramique pour terminer une des mosaïques de la maison.

On apprend aussi à faire l'huile de lavande. On goûte au champagne de sauco (sureau).

Il pleut. Pourvu qur la tente tienne le coup. On rigole beaucoup. La lavande, la fatigue, et puis le champagne aussi.

On transplante des salades, on fait des tartes à la poêle.

Souvent l'après-midi on va au lac epuyen. De l'eau transparente, des montagnes. Encore un paysage magnifique. L'Argentine n'en finit décidément pas de nous donner des frissons.

Bref, on est bien chez les hippies ! :-)

La prochaine fois on vous parle de notre incursion en pays carnivore : fiesta nacional del asado.

 

 

Gustavo Pena - Mandolin

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21 février 2014

Chroniques de la vie de hippies. CHAPITRE 1 El Bolson.

Jour 1 :

Arrivée à El Bolson, il fait déjà nuit. L'ambiance est simple et chaleureuse. On se dirige vers un des campings qui bordent le lac. Objectif, inauguration de notre tente lidl transparente.

Le trajet est épique. On n'est pas très rassurées sur ce petit chemin de terre peu éclairé, on est encore moins rassurées sur cette passerelle bringuebalante à la Indiana Jones. On continue quand même. Et puis comme toujours en Argentine, une âme salvatrice éclaire notre chemin. Son surnom, le chef des tranquilles.

On arrive au camping, LE temple du chacun son rythme. Un grand feu crépite au milieu des tentes, des guitares s'accordent, il est 22h45, tout le monde se prépare pour le repas du soir. Nous, on se couche sans demander notre reste. 

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Jour 2 :

Réveil difficile après une première nuit glaciale. On partage un maté avec les voisins. Santi 45-50 ans est un ancien "artesanos" : voyageurs-artisans-créateurs-hippies qui profitent de la période estivale pour vendre leur art au marché. Il a passé longtemps sur la route avant de se fixer à El Bolson. Il vient au camping pour retrouver l'ambiance et les copains, mais nous avoue ne plus produire depuis longtemps. Mario, dans la rue depuis 30 ans, s'est fait voler son étal. Il nous offre un bracelet. Premier trésor de voyage.

Jour 3 : 

À la recherche du "Cajon del Azul".

On marche beaucoup. Au début, une petite bruine nous rafraîchit. On croise Flora qui nous accompagne tout au long de la montée. Elle nous chante des chansons du folklore et nous raconte sa vie d'artesana. On arrive au Cajon.

Nos yeux piquent encore, c'est magnifique !

On laisse Flore dans un refuge sur le chemin et on attaque le retour. La bruine se transforme en douche. Idianas Johnettes dégoulinantes. Au début on chante, à la fin on pleure. On a mal aux cuisses et on a froid.

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De retour au camping, il est difficile de faire sécher les habits. On se réfugie dans la cuisine. Joyeux bazar. Ca cuisine, ça chante, il y a même un tatoueur qui tatoue !

Demain, départ pout Epuyen. On va travailler dans une ferme bio. Pourvu que les courbatures ne soient pas trop vilaines.

 

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05 février 2014

Les nuits sont courtes et l'été plus froid

Trajet en bus : 18 heures et nous voilà à El calafate ! Aujourd'hui, serentipity nous suit ! Martin le skateur veut bien nous héberger. 

Le soir, on refait le monde autour d'un gratin dauphinois. On est toutes fières de ce plat très francais, très connu ici sous le nom de "papas con crema", rien de nouveau sous le soleil, on repassera pour le typiquement français.

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Le lendemain, Glaciar del PERITO MORENO. De toutes petites majuscules qui suffisent à peine à illustrer l'immensité de cette curiosité de la nature. Un glacier de basse altitude qui flotte sur une grande étendue d'eau turquoise. Parfois, à cause de l'infiltration, d'énormes blocs de glace se détachent et tombent dans l'eau dans un énorme grondement. C'est beau, c'est majestueux, on a des frissons, on pourrait rester des heures face à ce spectacle grandiose ! Comme dirait un sage suisse, on regarde aves les oreilles !

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Et puis on profite de la douceur de la vie à El Calafate. Martin nous fait visiter une réserve naturelle située au bord du lago Argentino, le plus grand lac d'Amérique du sud. On voit des oiseaux, de très près. On mange el calafate (baie rouge acide qui ressemble à la myrtille et qui a donné son nom à la ville). Selon la légende, celui qui la mange revient forcément un jour. A voir.

 

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Prochaine étape : El Bolson, Epuyen et le wwoofing, enfin !

En vrai, on est un peu en retard sur le blog. On a fini le wwoofing, c'était génial, on vous en parle vite vite.

Maintenant, on est au Chili, Futaleufu.

 

 

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24 janvier 2014

Vient le moment de la désorganisation

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Des spectacles, beaucoup, surtout un : FUERZA BRUTA et puis le tango, Évita, des grafs partout !                                    

Premier bus, des cafards toujours, ROSARIO ! Nico, les joyeux lurons, les îles, le partage, la politique, le dollard, un conejo. Du baume au coeur !    

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LES COUSINS : on se connait pas mais on est pareils. On est émus, un peu, on est fiers, beaucoup. On veut plus jamais partir.

On part quand même, on n'est plus que deux, des orthophonistes dans la pampa. Un camion, l'argentine profonde VILLEGA et le meilleur accueil qu'on ait jamais reçu. De l'amour, du partage, la générosité à l'état pur.

 

Prochaine étape, Puerto Madryn, retour au printemps, bonjour aux baleines et travaillons !

 

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Posté par michettes à 21:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]